Si le cyclisme est un savant mélange de liberté, de vent dans les cheveux (sous le casque, bien sûr) et de jambes qui brûlent en pleine montée, il peut aussi devenir une activité à risques pour les VTTistes comme pour les cyclistes du dimanche.
Eh oui, pédaler semble plus doux que de se prendre des plaquages au rugby, mais le vélo peut également te réserver quelques (mauvaises) surprises si tu n’y prêtes pas attention. On est là pour t’informer sur les blessures à vélo et t’éviter de finir plus cassé qu’un dérailleur mal réglé ! Suis le guide pour rester en selle sans passer par la case kiné !

Cyclisme : à quels risques s’expose-t-on ?
Chutes, douleurs articulaires, engourdissements : voilà le débrief des risques les plus fréquents pour les cyclistes.
- Les chutes, ou quand la gravité te rappelle à l’ordre : personne n’est à l’abri d’un vol plané à vélo, y compris à l’arrêt au feu rouge… Méfie-toi donc des coups de vent sournois, des nids-de-poule vicieux ou de ton satané pied qui refuse de déclipser au mauvais moment. Porte ton casque, maîtrise ton freinage et entretiens ton vélo si tu veux éviter les éraflures et les brûlures, les fractures, voire le traumatisme crânien.
- Les douleurs articulaires, ou quand ton corps fait la grève : car ce n’est pas un hasard si tes hanches ou tes genoux te font plus mal qu’un Paris-Roubaix sous la pluie après une sortie à vélo… Il suffit souvent d’une mauvaise position, d’un réglage de selle un peu foireux, et te voilà avec des articulations en feu. Fais alors gaffe aux tendinites et aux douleurs lombaires en ajustant ta petite reine à ton corps, en évitant de bourriner sur la route et renforçant ton tronc par des séances régulières de gainage et de mobilité pour mieux tolérer cette position prolongée en flexion.
- L’engourdissement, ou quand tes membres se mettent en veille : une mauvaise posture ou un appui trop long sur une zone précise peuvent provoquer des picotements dans les mains ou les pieds en pleine course ou promenade à vélo. Change régulièrement de position, porte des gants rembourrés si cela améliore tes symptômes et utilise une selle adaptée pour limiter les risques de perte de sensibilité au niveau de la selle (et je ne te parle même pas des problématiques au niveau du nerf pudendal, bonjour l’inconfort) ou de pseudo syndrome du canal carpien au niveau du poignet. N’oublie pas non plus de détendre lors de tes pauses !
Zoom sur les différentes blessures à vélo
Si ton vélo est ton fidèle compagnon d’aventure, ton corps, lui, n’est pas toujours aussi enthousiaste. Entre les longues heures en selle, le pédalage effréné et ta posture parfois discutable, tu peux être sûr que certaines parties de ton anatomie ont les arguments nécessaires pour te faire la misère.
Pour toi, on a passé au crible les blessures les plus fréquentes dans le monde du cyclisme. On te détaille les causes et les symptômes de ces bobos qui n’arrivent malheureusement pas qu’en plein Tour de France.
La blessure du genou
Attention, ça risque de coincer à chaque coup de pédale ! Le genou est sans aucun doute le point faible du cycliste. Parce qu’il est sollicité en permanence, il trinque facilement si ton positionnement sur le vélo est du genre approximatif.
Côté causes, on retrouve notamment :
- Une mauvaise position de la selle (trop haute, trop basse, trop avancée ou trop reculée)
- Un mauvais alignement des cales
- Un surmenage ou un surentraînement répétitif
Un braquet trop dur qui provoque des contraintes excessives sur les ligaments et les cartilages
Côté symptômes, la douleur est souvent articulaire et peut devenir très douloureuse : rotule sensible, inflammation du tendon rotulien, raideur, voire gonflement du genou. Dans certains cas, on observe une instabilité ou une gêne lors de la flexion-extension.

La tendinite du tendon d’Achille
Méconnue, mais parfois présente chez certains cyclistes, la tendinite du tendon d’Achille se manifeste par une douleur vive ou lancinante à l’arrière du talon, le plus souvent après des sorties longues ou intensives à vélo.
Cette blessure musculaire et tendineuse survient souvent à cause d’une selle trop haute qui provoque un étirement excessif du tendon, d’une foulée en pointe ou d’une charge trop brutale. Elle peut s’accompagner d’une inflammation, d’un gonflement douloureux ou, dans les cas graves, d’une déchirure partielle nécessitant une rééducation et parfois une immobilisation avec attelle.
La blessure de l’entrejambe
Si le sujet est tabou, la douleur est bien réelle ! Après quelques heures en selle, cette zone sensible peut se transformer en véritable point de souffrance, avec son lot de frottements, de douleurs intenses et d’engourdissements.
En cause, une selle inadaptée, une mauvaise position sur le vélo ou l’absence de chamoisine dans le cuissard. Pense à veiller au confort de ton entrejambe en évitant d’avoir le bassin trop incliné et en investissant dans une bonne armure rembourrée.
Les douleurs au cou et les blessures aux cervicales
Beaucoup de cyclistes ont régulièrement la nuque en compote, en particulier lorsqu’ils effectuent de longues distances sans changer régulièrement de position.
Attention aux potences trop longues ou trop basses, aux mauvaises postures et au manque de force dans le haut de corps qui oblige le cou à compenser la faiblesse du dos et des épaules !
Ces douleurs cervicales peuvent entraîner une tension musculaire importante, parfois une compression nerveuse ou une raideur articulaire qui se propage vers la colonne vertébrale ou les épaules.
Notre conseil : ajuste ton matériel, travaille ton renforcement musculaire (trapèzes, fessiers, dorsaux) et pratique des étirements ciblés. Si la douleur devient chronique ou invalidante, une consultation chez un kinésithérapeute ou un médecin du sport est vivement conseillée.

Adopte les bons réflexes pour prévenir les bobos à vélo
Mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on parle de blessure au genou, d’entorse de la cheville ou de douleurs musculaires ! Mais bonne nouvelle pour les passionnés de cyclisme : la plupart des traumatismes liés au vélo sont loin d’être une fatalité. Avec un bon échauffement, des étirements adaptés et un travail de renforcement musculaire des membres inférieurs (quadriceps, ischio-jambiers, mollets), on peut limiter fortement le risque de blessure et éviter les pathologies plus graves comme les déchirures ou les tendinopathies.
Ne néglige pas le bike fitting
Le bike fitting, c’est le fait d’ajuster ta petite reine à ta morphologie, et non l’inverse. Si tu veux chouchouter tes articulations, règle ta selle à la hauteur idéale, avec un bon avancement/recul et une inclinaison optimale.
Rends-toi chez un spécialiste si tu as le moindre doute.
Équipe-toi comme un pro pour rouler confortablement
Porte un cuissard de qualité avec une peau de chamois adaptée, investis dans des gants rembourrés et applique une crème anti-frottements.
Entretiens ton vélo pour éviter les mauvaises surprises
Un VTT bien entretenu est un VTT plus sûr et plus confortable. C’est pareil pour un vélo de route ou un gravel d’ailleurs… Vérifie donc régulièrement l’état des freins, de la transmission et de la pression des pneus. Garde également tes pédales et tes cales propres et contrôle fréquemment l’usure de ta selle pour profiter d’un vélo au top et de promenades sans pépin.
Progresse intelligemment
Augmente progressivement ton volume d’entraînement pour ne pas brusquer tes muscles et tes tendons. Privilégie aussi une cadence élevée, autour de 80 à 100 tours par minute, pour moins solliciter tes genoux qu’un braquet trop dur.
Varie enfin tes sorties à vélo, en alternant longues balades, séances d’intensité et repos pour ne pas épuiser inutilement ton corps et vivre ta pratique sportive dans les meilleures conditions. Alors, prêt à avaler des kilomètres ?
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