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Périostite symptÎme : symptÎmes, causes et prise en charge
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Périostite symptÎme : symptÎmes, causes et prise en charge

Blessures Sport

Mis Ă  jour le

Tu as mal sur le bord interne du tibia quand tu cours ? La zone est sensible quand tu appuies dessus et la douleur revient dĂšs que tu augmentes ton volume d’entraĂźnement ? Tu penses peut-ĂȘtre avoir une pĂ©riostite.

La périostite tibiale, souvent appelée MTSS pour Medial Tibial Stress Syndrome, est fréquente chez les coureurs, les pratiquants de CrossFit et les personnes qui reprennent brutalement une activité avec des impacts répétés.

Le problĂšme, c’est qu’une douleur au tibia n’est pas forcĂ©ment une pĂ©riostite. Une fracture de stress, un syndrome des loges ou certaines douleurs musculaires peuvent donner des symptĂŽmes proches.

Dans cet article, on va donc voir comment reconnaĂźtre une pĂ©riostite, quels signes doivent t’alerter et surtout quoi faire pour favoriser la guĂ©rison.

Avant qu’on commence, petite prĂ©cision : cet article a Ă©tĂ© Ă©crit pour t’aider Ă  comprendre clairement ta douleur et savoir exactement quoi faire Ă  la maison pour aller mieux, Ă©tape par Ă©tape.

PĂ©riostite symptĂŽme : qu’est-ce que la pĂ©riostite ?

Quand on parle de périostite chez le sportif, on parle généralement de périostite tibiale ou MTSS.

Le pĂ©rioste est une membrane qui entoure l’os. On explique la pĂ©riostite par une inflammation de cette membrane liĂ©e aux tractions rĂ©pĂ©tĂ©es des muscles et des tissus sur le tibia.

Lors de la reprise brutale d’une activitĂ©, les muscles de la jambe n’arrivent pas Ă  encaisser la contrainte. Ce qui induit cette inflammation.

C’est pour cette raison que la pĂ©riostite est particuliĂšrement frĂ©quente dans les sports comportant beaucoup de course et de sauts. Selon les Ă©tudes, elle concerne notamment les coureurs et les militaires soumis Ă  des volumes importants d’entraĂźnement (Reinking, 2017; Mattock, 2021).

La pĂ©riostite reste cependant une pathologie diffĂ©rente d’une fracture de stress, d’une tendinite ou d’un syndrome chronique des loges.

Périostite symptÎme : quels sont les symptÎmes typiques ?

Le symptÎme de périostite le plus caractéristique est une douleur diffuse située sur le bord interne et postérieur du tibia.

La douleur n’est gĂ©nĂ©ralement pas concentrĂ©e sur un minuscule point. Elle s’étend plutĂŽt sur plusieurs centimĂštres. Les critĂšres cliniques du MTSS retiennent notamment une douleur reproductible Ă  la palpation sur au moins 5 cm du bord postĂ©ro-interne du tibia (Winters, 2020; Shaw, 2023).

PĂ©riostite symptĂŽme : douleur du tibia pendant l’effort

Au dĂ©but, tu peux simplement ressentir une gĂȘne ou une douleur pĂ©riostite au dĂ©marrage de ta sĂ©ance.

Imagine que tu reprends la course aprĂšs plusieurs mois d’arrĂȘt. Tu passes rapidement de deux sorties de 20 minutes Ă  quatre sorties de 45 minutes. AprĂšs quelques sĂ©ances, une douleur apparaĂźt sur la face interne des deux tibias.

Au début, elle chauffe pendant quelques minutes puis semble diminuer.

C’est un tableau assez classique.

Les pĂ©riostites lĂ©gĂšres et leurs symptĂŽmes peuvent donc ĂȘtre faciles Ă  ignorer. Mais continuer Ă  augmenter les contraintes malgrĂ© la douleur peut rendre le problĂšme plus gĂȘnant.

Lorsque le MTSS devient plus sĂ©vĂšre, la douleur peut persister plusieurs heures ou plusieurs jours aprĂšs l’exercice. Dans certains cas, elle apparaĂźt Ă©galement pendant la marche ou au repos (Shaw, 2023).

Périostite symptÎme : brûlure, sensibilité et raideur

Quand tu passes tes doigts sur le bord interne du tibia, la zone peut ĂȘtre franchement sensible.

Certaines personnes parlent d’une douleur sourde. D’autres dĂ©crivent une sensation de brĂ»lure ou de tiraillement.

Une petite raideur peut Ă©galement ĂȘtre prĂ©sente, notamment aprĂšs l’effort ou le lendemain matin. Un gonflement discret est possible, mais un gonflement important n’est pas un signe classique du MTSS.

C’est important pour comprendre comment reconnaĂźtre une pĂ©riostite : ce n’est pas seulement la prĂ©sence d’une douleur au tibia qui compte. Sa localisation, son caractĂšre diffus et sa relation avec l’effort sont particuliĂšrement utiles.

Périostite symptÎme : quels signes doivent alerter ?

Une douleur du tibia n’est pas toujours une simple pĂ©riostite.

Une douleur trÚs localisée sur un petit point, qui augmente progressivement et persiste au repos, doit notamment faire rechercher une lésion osseuse plus importante comme une fracture de stress.

À l’inverse, une douleur accompagnĂ©e de pression ou de brĂ»lure dans le mollet pendant l’exercice, qui disparaĂźt rapidement aprĂšs l’arrĂȘt, peut orienter vers un syndrome chronique des loges. Des fourmillements ou un engourdissement du pied sont Ă©galement moins typiques d’une pĂ©riostite (Winters, 2020).

Un gonflement important, une rougeur ou une chaleur locale marquĂ©e justifient Ă©galement un avis mĂ©dical. Il en va de mĂȘme si tu prĂ©sentes une douleur nocturne persistante, une douleur qui ne diminue plus au repos ou des symptĂŽmes gĂ©nĂ©raux inhabituels comme des nausĂ©es ou des vomissements.

Dans ces situations, ne cherche pas simplement à « courir à travers » la douleur.

Périostite symptÎme : quelles sont les causes et facteurs de risque ?

Il n’existe pas une cause unique de pĂ©riostite.

Le scénario classique reste une augmentation trop rapide des contraintes : reprise de la course, multiplication des séances, ajout de fractionné, augmentation des kilomÚtres ou changement brutal de terrain.

Mais la biomécanique peut également intervenir.

Une méta-analyse a notamment identifié plusieurs facteurs associés au MTSS : sexe féminin, poids plus élevé, antécédent de blessure en course, augmentation du navicular drop et rotation externe de hanche plus importante (Reinking, 2017).

Le navicular drop donne notamment une indication sur l’affaissement du pied en charge. On retrouve ainsi souvent l’hyperpronation dans les discussions autour de la pĂ©riostite. Cela ne signifie toutefois pas que toute personne qui prone doit absolument corriger sa foulĂ©e.

D’autres travaux suggĂšrent aussi des diffĂ©rences de fonction musculaire chez les personnes prĂ©sentant un MTSS, notamment concernant l’endurance des flĂ©chisseurs plantaires et l’activitĂ© du solĂ©aire (Mattock, 2021).

Les chaussures, le terrain, la fatigue et la progression de l’entraĂźnement peuvent donc participer au problĂšme. Des travaux biomĂ©caniques ont d’ailleurs Ă©tudiĂ© les modifications du contrĂŽle du mouvement associĂ©es Ă  la fatigue chez des coureurs ayant un historique de MTSS (SchĂŒtte, 2018).

Périostite symptÎme : comment poser le diagnostic ?

Le diagnostic d’une pĂ©riostite est avant tout clinique.

Ton kinĂ©sithĂ©rapeute ou ton mĂ©decin va chercher Ă  comprendre quand la douleur apparaĂźt, oĂč elle se situe et ce qui l’aggrave. Il peut ensuite palper le tibia et examiner ta cheville, ton pied, ta force et certains mouvements.

Le tableau typique associe une douleur dĂ©clenchĂ©e par l’activitĂ© et une sensibilitĂ© diffuse sur au moins 5 cm du bord postĂ©ro-interne du tibia.

Contrairement Ă  une idĂ©e rĂ©pandue, une IRM n’est donc pas systĂ©matiquement nĂ©cessaire pour « confirmer » une pĂ©riostite. L’imagerie devient surtout intĂ©ressante lorsque le tableau est atypique ou lorsqu’il faut rechercher une autre pathologie, notamment une lĂ©sion de stress osseux. Winters souligne d’ailleurs que l’histoire clinique et l’examen physique restent les Ă©lĂ©ments centraux du diagnostic du MTSS (Winters, 2020).

L’objectif reste le mĂȘme : ne pas seulement mettre l’étiquette « pĂ©riostite », mais vĂ©rifier qu’une autre cause n’explique pas mieux tes symptĂŽmes.

Périostite symptÎme : comment soulager et prévenir la douleur ?

La premiĂšre chose Ă  faire n’est pas nĂ©cessairement d’arrĂȘter toute activitĂ©.

Il faut surtout adapter temporairement la charge.

Si courir 40 minutes provoque une douleur importante pendant la séance et le lendemain, tu peux réduire la durée, la fréquence ou remplacer temporairement certaines sorties par du vélo ou une autre activité mieux tolérée.

Le glaçage peut procurer un soulagement Ă  court terme chez certaines personnes, mais il ne rĂšgle pas la cause du problĂšme. MĂȘme chose pour les massages.

La physiothĂ©rapie a surtout pour intĂ©rĂȘt de construire une reprise progressive de charge, de travailler les dĂ©ficits Ă©ventuellement prĂ©sents et de t’aider Ă  retrouver progressivement ton niveau sportif. Un cas clinique rĂ©cent dĂ©crit par exemple une amĂ©lioration sur six semaines avec une prise en charge combinant repos relatif, renforcement, mobilitĂ© et progression des contraintes (Ramteke, 2024). Il s’agit toutefois d’un cas individuel et non d’une preuve qu’un protocole prĂ©cis fonctionnera chez tout le monde.

Périostite symptÎme : quels exercices faire à la maison ?

Tu peux commencer par des montées sur pointes.

Debout, monte lentement sur la pointe des pieds, marque une seconde en haut puis redescends. Fais 3 sĂ©ries de 10 Ă  15 rĂ©pĂ©titions. Si c’est facile et bien tolĂ©rĂ©, passe progressivement Ă  une seule jambe.

Tu peux complĂ©ter avec du renforcement du pied et des muscles autour de la cheville. Par exemple, rĂ©alise une inversion et une Ă©version de cheville en statique contre la rĂ©sistance de ta main, 2 Ă  3 sĂ©ries de 30 secondes Ă  50% d’intention max.

Enfin, travaille progressivement les impacts. Commence par de petites séries de rebonds sur place si elles sont bien tolérées, avant de reprendre une alternance marche-course.

L’objectif n’est pas de provoquer une forte douleur pour « renforcer le tibia ». La progression doit rester compatible avec tes symptĂŽmes pendant l’exercice et dans les heures qui suivent.

Les semelles orthopĂ©diques peuvent ĂȘtre pertinentes dans certains cas, mais elles ne sont pas obligatoires pour toutes les pĂ©riostites. MĂȘme logique pour une consultation chez un ostĂ©opathe : elle peut complĂ©ter ta prise en charge, mais ne remplace pas une gestion progressive des contraintes et une rééducation adaptĂ©e.

Périostite symptÎme : FAQ

PĂ©riostite symptĂŽme : ce qu’il faut retenir

Les symptĂŽmes d’une pĂ©riostite sont assez reconnaissables : douleur diffuse sur le bord interne du tibia, sensibilitĂ© Ă  la palpation et symptĂŽmes dĂ©clenchĂ©s ou aggravĂ©s par les impacts.

Mais une douleur au tibia ne doit pas automatiquement ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une pĂ©riostite.

Si ta douleur devient trĂšs localisĂ©e, persiste au repos ou la nuit, s’accompagne d’un gonflement important ou ne s’amĂ©liore pas malgrĂ© une adaptation de ton activitĂ©, fais-la Ă©valuer par un professionnel de santĂ©.

Et surtout, ne cherche pas uniquement Ă  faire disparaĂźtre la douleur. L’objectif est de reconstruire progressivement la capacitĂ© de ton tibia Ă  supporter les contraintes dont tu as besoin pour courir, sauter et pratiquer ton sport.

Si tu veux un guide complet et progressif pour reprendre l’entraĂźnement et mieux gĂ©rer tes douleurs, dĂ©couvre le programme PĂ©riostite de Training ThĂ©rapie pour reprendre le sport sans laisser traĂźner ta pĂ©riostite.

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Bibliographie

  1. Winters M. The diagnosis and management of medial tibial stress syndrome: an evidence update. Unfallchirurg. 2020;123(Suppl 1):S15-S19. doi:10.1007/s00113-019-0667-z.
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  3. Mattock JPM, Steele JR, Mickle KJ. Are leg muscle, tendon and functional characteristics associated with medial tibial stress syndrome? A systematic review. Sports Med Open. 2021;7:71. doi:10.1186/s40798-021-00362-2.
  4. Shaw A, Newman P, Witchalls J, Hedger T. Externally validated machine learning algorithm accurately predicts medial tibial stress syndrome in military trainees: a multicohort study. BMJ Open Sport Exerc Med. 2023;9:e001566. doi:10.1136/bmjsem-2023-001566.
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