Les handballeurs le savent : la pratique de leur discipline comporte son lot de risques et de blessures. Aussi physique que rapide, le jeu a des arguments bien recevables pour te mettre KO !
Car, sans être officiellement un sport de contact (coucou le rugby !), le handball implique souvent des contacts physiques intenses entre attaquants et défenseurs. Que tu sois gardien, ailier ou pivot, tu t’exposes à la loi du terrain : entorses, claquages et autres contusions rôdent, tout prêts à te mettre au repos forcé si tu manques de vigilance et/ou de préparation.
Suis le guide pour découvrir les blessures les plus populaires associées à ton sport collectif préféré (attention : on ne te conseille pas de les collectionner !). Et parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir, on te donne aussi quelques clés pour éviter de passer plus de temps chez le kiné que sur le terrain.
Les blessures les plus courantes chez les handballeurs
On te rassure : peu de joueurs perdront (a priori) l’usage de leur œil gauche pendant un match comme le Polonais Karol Bielecki contre la Croatie en 2010 ! Il existe en revanche des blessures bien plus fréquentes sur les terrains de handball et il est essentiel de bien les connaître pour mieux les éviter.

L’entorse de la cheville
De 2007 à 2010, la LNH (Ligue Nationale de Handball) a recensé des statistiques sur les blessures liées au hand auprès des joueurs de première division. Elle a notamment retenu les 3 blessures dominantes par poste et a identifié 2 constantes : les blessures au niveau de la cheville et les blessures au niveau du genou concernent tous les joueurs sans exception.
Tes chevilles sont donc bien les héroïnes du hand qu’elles pensent être ! En plus de porter ton poids, elles soutiennent tes accélérations et tes réceptions en toutes circonstances. Alors, forcément, le risque d’entorse n’est jamais loin, un peu comme le “pas marché” sifflé par l’arbitre…
La rupture du ligament croisé antérieur
Eh non, nos amis les footballeurs ne sont pas les seuls à se faire les croisés ! Le hand fait également partie des disciplines “pivots contacts” dans lesquelles le pivotement sur une jambe est une pratique aussi fréquente que dangereuse pour le genou.
En cas de mauvaise réception ou d’appui trop gourmand, ton cher ligament croisé antérieur peut malheureusement te lâcher sans préavis. Te voilà sur le banc de touche pour le reste de la saison, avec au moins 6 mois de rééducation et une playlist Spotify façon “I’m a survivor” pour t’en remettre.
Le claquage au mollet
Sous ses airs robustes, le mollet a de quoi vriller sur un terrain de handball ! Il te propulse, te fait bondir au tir et t’aide à sprinter en contre-attaque, et puis d’un coup c’est le drame : une crampe XXL, option doublage de volume de la partie postérieure de ta jambe, te fait comprendre les joies d’un claquage au mollet. Les canards boiteux (enfin, les joueurs) qui l’expérimentent parlent souvent d’une “sensation de coup de fouet dans le mollet” pour décrire cette blessure qui claque moins que leur mollet sur le terrain.
La luxation de l’épaule
Par rapport à la cheville, au genou ou au mollet, l’épaule est un peu une star de l’ombre dans le hand. Elle te permet pourtant de balancer des missiles en lucarne ou de faire des passes laser. Elle peut donc également faire des siennes pendant ou après un match et te laisser avec le bras qui pendouille comme une marionnette fatiguée.
Certains chocs peuvent en effet provoquer un phénomène de déplacement partiel ou total de l’humérus : la luxation de l’épaule. Et rien de tel que la douleur vive qui l’accompagne pour te faire comprendre que tes épaules ont aussi leurs limites.
Prévenir les accidents au handball : nos conseils
Contrairement aux idées reçues, jouer fort et jouer malin peuvent aller ensemble. Voici nos 3 commandements pour limiter les risques de blessures au cours d’un match de hand.

Une préparation physique complète tu adopteras
L’échauffement est rarement la partie la plus glamour de l’entraînement. Et pourtant tu le sais comme nous, une bonne préparation des muscles et des articulations est le meilleur moyen de repartir entier après une rencontre, sans mauvaise surprise de type entorse de la cheville ou claquage au mollet.
Alors, bichonne tes chevilles, tes genoux, tes coudes, tes poignets et tes doigts comme il se doit avant de te lancer à l’assaut du ballon. Et parce qu’un corps en béton ça ne se fabrique pas avec des siestes, intègre des exercices de renforcement musculaire à ta routine sportive. Échauffer, renforcer, stabiliser : voilà les clés pour un handballeur affûté !
Un équipement adapté tu choisiras
L’habit ne fait pas le moine, mais l’équipement fait (en partie) le sportif. On commence par les chaussures : repose tes vieilles baskets usées ou celles “qui sont assorties à ton survêt’”.
Investis plutôt dans de vraies chaussures de sport en salle, une paire digne de ce nom avec des semelles antidérapantes qui t’éviteront de confondre le terrain avec la patinoire du coin. Côté accessoires, laisse tes bijoux au vestiaire (oui, on parle aussi de ta gourmette porte-bonheur). Sur le terrain, moins tu portes de choses, mieux c’est, exception faite des équipements de protection.
Les genouillères sont évidemment un must have pour les adeptes des plongeons spectaculaires ou des contacts rapprochés avec la terre ferme. Grâce à elles, épargne-toi quelques bleus et égratignures, et améliore ta proprioception indirectement.
Préserve également ton beau sourire hollywoodien à l’aide de protège-dents. Et si tu es pivot et que les “coups” pleuvent à ton poste, pense bien sûr aux coudières et aux protège-poignets.
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La récupération tu privilégieras
Si l’envie de retourner jouer après une blessure est aussi forte que celle de taper un croc dans une pizza qui sort du four, alors cette dernière règle est faite pour toi. Arme-toi de patience (les sprinteurs, on vous voit) et assure-toi que toute blessure antérieure est complètement guérie avant de retoucher le ballon.
Des protections spécifiques peuvent même t’accompagner à l’entraînement après une entorse, un claquage ou une contusion. Pense par exemple à t’équiper d’une attelle bien ajustée pour soutenir ta cheville encore fragile ou d’un petit coup de tape kinésiologique pour maintenir ce genou capricieux.
Hors terrain, le kiné du sport est ton meilleur coéquipier. Avec lui, trouve des solutions personnalisées pour revenir encore plus fort et faire trembler les filets après un accident de hand.