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TOUT COMPRENDRE SUR LE SYNDROME DE L’ESSUIE-GLACE
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TOUT COMPRENDRE SUR LE SYNDROME DE L’ESSUIE-GLACE

Douleur

Mis Ă  jour le

Tu souffres d’un syndrome de l’essuie-glace et tu n’arrives pas Ă  t’en sortir.

Tu ne comprends pas la raison de cette douleur qui peut venir et s’en aller sans prĂ©venir. Tu as entendu ou essayĂ© tout un tas de remèdes, mais tu ne sais pas qui croire ?

Tu as envie de reprendre ta pratique sportive comme avant sans douleur ? Tu vas donc dĂ©couvrir les conseils qu’il te manquait pour enfin pouvoir avancer.

COMMENT IDENTIFIER LE SYNDROME DE L’ESSUIE-GLACE ?

Regardons plus en détail comment se présente cette pathologie en termes de douleur.

Elle s’exprime exclusivement au niveau de la partie latĂ©rale du genou. Parfois, elle remonte le long de la cuisse, toujours face latĂ©rale.

Si la gĂŞne est situĂ©e en avant, en arrière ou sur le cĂ´tĂ© interne, il ne s’agit pas de cette pathologie, tu pourras trouver de plus amples informations sur les douleurs de genou.

L’apparition peut prendre plusieurs formes, le plus souvent pendant une activité répétitive comme la course ou le vélo.

Parfois après la séance en n’ayant ressenti aucune gêne pendant.

Régulièrement après une certaine durée, ou distance (au bout de 20 min, 4 km etc.) ou pire encore dès le début de l’activité.

Le schĂ©ma le plus courant retrouve une douleur de faible intensitĂ© Ă  laquelle on ne fait pas vraiment attention et qui s’aggrave de semaine en semaine jusqu’à ne plus pouvoir faire de sport ni mĂŞme descendre les escaliers.

QUELLE EST LA CAUSE DU SYNDROME DE L’ESSUIE-GLACE ?

Personne en tenue de sport (chaussure blanche et short noir) qui semble être sur un terrain de tennis. La personne se tient l'avant et l'arrière du genou avec ses mains. Une couleur rouge est ajoutée pour montrer de manière explicite la zone douloureuse

Une question que l’on me pose tout le temps au cabinet : « Mais qu’est-ce qui me fait mal ? Un tendon ? Un muscle ? »

Et bien malheureusement, nous n’en savons actuellement pas grand-chose ! Un tas de théories existent, mais elles ne sont pas vraiment solides d’un point de vue scientifique…

Nous allons essayer de vous expliquer ce qu’est la bandelette ilio-tibiale simplement, sans dénaturer la réalité (et ce n’est pas si simple à faire, croyez-nous).

QU’EST-CE QUE LA BANDELETTE ILIO-TIBIALE ?

Avant de rentrer dans les détails techniques de la physiopathologie, qu’est ce que c’est que cette bandelette ilio-tibiale ?

C’est une structure fibreuse et indĂ©formable qui part de la crĂŞte iliaque (l’os du bassin que tu sens sur la partie latĂ©rale de ta « ceinture ») et qui descend jusqu’au tibia (on reviendra un peu plus tard sur les terminaisons).

Cette bandelette sur laquelle s’attache de nombreux muscles aide Ă  la stabilitĂ© gĂ©nĂ©rale de tout ton membre infĂ©rieur.

Physiopathologie de cette douleur au genou

Mais pourquoi elle me fait mal cette bandelette ?

Historiquement, avant les annĂ©es 2020, nous pensions que cette douleur Ă©tait causĂ©e par un frottement excessif de la membrane fibreuse (bandelette) sur l’os de la cuisse (fĂ©mur).

Sauf qu’en 2022 avec l’étude de Geisler, on s’est rendu compte que cette bandelette au lieu de se terminer Ă  un seul endroit sur le tibia, et bien elle avait de multiples attaches sur le tibia, le fĂ©mur, le pourtour de la rotule, la tĂŞte de la fibula ! Bref sur tout un tas de structures !

Et ça rend ce « frottement » totalement impossible !

Homme en tenue de course à pied assis sur tu bitumes entrain de se tenir le coté de la cuisse avec un grimace de douleur. Les os du genou sont ajoutés par dessus la photo pour bien faire comprendre qu'il a mal au genou

2 hypothèses subsistent sur les causes structurelles de cette douleur :

  • il s’agit d’une compression du coussinet graisseux entre la bande fibreuse et l’os
  • il s’agit d’une inflammation de la poche synoviale entre la bande fibreuse et l’os

Ces deux structures (coussinet et poche) servent à limiter les frottements sur le fémur.

Finalement, nous avons encore peu de certitude Ă  ce sujet, mais rassure toi nous avons pas mal d’info validĂ©es par la science pour s’en dĂ©barrasser et c’est ce que nous allons voir tout de suite !

Conduite à tenir pour s’en débarrasser

Finalement ce qui est certain, c’est qu’il s’agit de ce qu’on appelle une pathologie de surcharge.

Autrement dit, une problĂ©matique qui survient lorsque tu y vas trop vite, trop fort. Comme je dis toujours Ă  mes patients, le corps humain est le plus bel exemple d’adaptabilitĂ©, il se transforme en fonction de tous les environnements. Par contre, il lui faut du temps !

Vue d'un genou de sportif en short court et veste bleu (vraisemblablement un coureur). Il se tient le genou avec ses deux mains en englobant sa rotule

Première phase : Gestion des douleurs

La première chose Ă  faire pour supprimer cette douleur, c’est de «  DĂ©charger la structure Â».

Autrement dit, limites tout ce qui va faire mal ! (principalement vélo, course et rameur)

Mais attention, j’ai bien dit « Adapter Â» et pas « ArrĂŞter Â».

En fonction de la gravité de ta blessure, tu pourras soit diminuer le temps de pratique, soit diminuer l’intensité de pratique, mais peut-être que tu seras amenée à stopper totalement pendant une période !

MĂ©fie-toi toujours de ces personnes qui te conseillent de changer de sport… Bien souvent, c’est qu’ils ne sont juste pas Ă  jour et ils te disent ça par facilitĂ©.

Cette pĂ©riode sera variable en fonction de l’importance de ta douleur 1-2-4 semaines… Pas plus gĂ©nĂ©ralement !

Durant ces quelques semaines, il faut chercher un maximum de stratagème pour continuer Ă  bouger et faire travailler tes muscles autour de cette zone, sans ĂŞtre nĂ©faste.

Par exemple, la corde Ă  sauter peut convenir dans 90 % des cas ! (Bien sĂ»r pas 1h direct sinon tu vas probablement repartir avec une tendinopathie d’Achille en bonus).

Pendant cette phase de décharge, on va avoir 2 points à bosser :

  • Gagner de la mobilitĂ© sur l’ensemble des muscles attachĂ©s sur notre bandelette
  • Gagner en stabilitĂ© au niveau du bassin

Deuxième phase : reprise progressive

Homme musclé avec des chaussures blanches, un short gris et un tee shirt blanc et bleu. Il est dans une salle de sport avec beaucoup de poids. Il fait une fente bulgare avec un haltère entre les mains

La deuxième phase va consister Ă  renforcer l’ensemble des muscles qui s’accrochent sur la bandelette (quadriceps, ischio-jambiers, fessiers, tenseur du fascia lata).

Effectue un programme progressif et spĂ©cifique Ă  ses muscles pour pouvoir dans un troisième temps reprendre progressivement ton activitĂ©. Cette phase dure 4 Ă  12 semaines en fonction de l’atteinte.

VoilĂ  le moment tant attendu, tu n’as plus mal dans la vie de tous les jours, tu te sens fort et c’est parti, tu retournes courir comme en quarante.

Grave erreur… Je te le disais plus haut, il s’agit de pathologie de “surcharge” il faut donc laisser le temps au corps de s’adapter, la reprise devra donc ĂŞtre PROGRESSIVE.

Par exemple, tu peux faire une sortie de 5’ seulement puis augmenter de 2 Ă  5’ par sĂ©ance en y allant 2 fois par semaine. Oui, c’est long et pĂ©nible, mais c’est nĂ©cessaire pour ne pas te repartir en arrière.

Éviter la récidive

Pour ne pas retomber dans tes douleurs, il suffira de respecter une règle dont je te parle depuis le dĂ©but.

La progressivité

Rien de compliquĂ©, soit rĂ©gulier dans ton entraĂ®nement, n’augmente pas trop vite ton volume (distance en km). Attention encore si tu changes de “terrain” passer d’une surface plate Ă  accidentĂ© avec des descentes de plusieurs centaines de mètres doit Ă©galement se faire progressivement.

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bibliographie

Geisler PR. Current Clinical Concepts: Synthesizing the Available Evidence for Improved Clinical Outcomes in Iliotibial Band Impingement Syndrome. J Athl Train. 2021 Aug 1;56(8):805-815. doi: 10.4085/1062-6050-548-19. PMID: 34375405; PMCID: PMC8359713.

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